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Mes films cultes et héros


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Jeudi 20 novembre 2008
Après "Cashback" que j'ai particulièrement apprécié, Sean Ellis nous revient avec son nouveau film. La bande annonce en dit peu mais elle suffisamment sombre, intrigante pour éveiller mon intérêt.







"The Broken" : sortie le 26 novembre.

Réalisateur : Sean Ellis.

Acteurs : Lena Headey, Richard Jenkins, Melvin Poupaud.

Genre : épouvante, horreur.

Résumé : Gina McVey assiste avec sa famille au dîner d'anniversaire de son père lorsqu'un miroir se décroche du mur et se fracasse sur le sol. Lorsque Gina évoque les sept ans de malheur promis par la superstition, personne ne rit...

Le lendemain, dans une rue de Londres, Gina s'aperçoit au volant de sa propre voiture. Stupéfaite, elle suit cette étrange apparition jusqu'à son appartement...

Le même jour, Gina est victime d'un violent accident de la circulation qui l'empêche de se souvenir avec exactitude de ce qui s'est passé un peu plus tôt dans la journée...

Peu à peu, elle va alors rassembler les pièces du puzzle, et découvrir ce qu'elle n'aurait jamais pu imaginer...
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Jeudi 20 novembre 2008











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Mercredi 19 novembre 2008


"Here with me" chantée par Dido est certainement l'une des plus belles chansons que j'ai entendu ces 10 dernières années. A chaque fois que j'écoute ce morceau, j'ai un frisson d'extase qui me parcoure le dos. Seules certaines oeuvres ont cet incroyable pouvoir.

Magique.


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Mercredi 19 novembre 2008
GENIAL







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Mercredi 19 novembre 2008
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 Pour plus d'informations : ici.
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Mardi 18 novembre 2008



L'Allemagne de l'ouest a connu une sombre décennie au cours de son passé récent : des années 70 marquées par les sanglants attentats d'une organisation révolutionnaire d'extrême gauche, la Fraction Armée Rouge (R.A.F : Red Army Fraction) plus connues sous les noms de "Bande à Baader" ou "groupe Baader-Meinhof", en référence aux fondateurs et principaux dirigeants : Andreas Baader et Ulriche Meinhof.

La bande à Baader s'attaqua de manière radicale à la jeune démocratie ouest-allemande dont le Gouvernement était considéré comme terroriste par les tenants de la lutte armée. L'un des chevaux de bataille du groupuscule fut le rejet de l'impérialisme américain.

La terreur régna pendant ces années de plomb. 34 personnes furent assassinées jusqu'à la dissolution officielle de l'organisation en 1998. La Fraction Armée Rouge s'est alliée aux mouvements français (Action Directe) et italien (Brigades Rouges) pour tenter, en vain, de créer une dynamique "d'unité des révolutionnaires en Europe".

Le temps fait son oeuvre impitoyablement. "La bande à Baader" a connu son heure de gloire, si j'ose dire, dans les années 70 et au début des années 80 et mes souvenirs sont très vagues concernant cette période. Passionné d'histoire j'ai attendu la sortie de ce long métrage avec impatience.

Rares sont les longs métrages qui osent se pencher sur l'histoire récente, sur l'une des pages les plus noires de l'Allemagne de l'Ouest (puis l'Allemagne réunifiée). Partant de ce constat, c'est déjà l'une des principales réussites du long métrage d'Uli Edel.

Adapté du roman éponyme de Stefan Aust, "La bande à Baader" nous fait partager le quotidien de jeunes allemands, pour la plupart issus de bonne familles, qui choisissent la lutte armée clandestine comme seul moyen d'existence et de résistance face à un état qu'ils jugent fasciste et policier.

Le long métrage montre très bien que nous n'avons pas à faire à des marginaux, à des paumés mais plutôt à des gens bien intégrés au départ dans une Allemagne de l'Ouest en pleine construction, à une classe d'intellectuels qui citent Mao et qui vante les mérites d'Ho Chi Minh.

La principale caractéristique du long métrage est d'adopter un ton narratif. Le réalisateur nous expose les faits sans pour autant nous donner plus d'explications que nécessaire sur le basculement d'une classe d'âge dans un mode de vie radical.

Comme une pièce de théâtre, ce drame se déroule en trois actes. La bande à Baader s'organise et commet ses premiers actes sanglants, le groupe connaît son apogée dans un état qui ressemble à un pays en guerre, puis les principaux chefs historiques (Andreas Baader et Ulriche Meinhof en tête) sont arrêtés puis meurent en prison, avant d'être remplacés eux-mêmes par une seconde et troisième générations d'extrémistes encore plus radicaux et déterminés que leurs devanciers.

Laissant les grands discours idéologiques de côté, le film d'Uli Edel prend les accents d'une chronique d'une descente aux enfers. L'utilisation intelligente d'éléments d'archives (images et documents audio) donne un cache de réalisme au film.

La reconstitution historique est admirable. Pendant deux heures le spectateur s'immerge dans une société marquée par l'ultra violence de certains de ses membres.

Le film montre aussi que les allemands ne vivaient pas dans un état de crainte permanant. Les cibles de la bande à Baader étaient l'Etat allemand et ses institutions (Justice), ses grands corps (Police), le capitalisme, la presse dite "bourgeoise", l'impérialisme américain (présence de bases américaines sur le sol ouest-allemand). Mais jamais le peuple allemand ne fut directement visé (à l'exception de l'explosion d'une bombe dans un journal, acte qui divisa profondément les membres de la fraction).

Ainsi le groupuscule eut une certaine popularité dans la société allemande et certains citoyens déclarèrent qu'ils étaient prêts à les aider à se cacher.

Le long métrage est haletant, épique. Les deux heures trente passent à la vitesse de l'éclair. Le rythme de "La bande à Baader" est soutenu. La mise en scène est efficace. Malgré le parti pris initial, montrer plutôt que de tenter de nous donner des éléments d'explication, l'oeuvre d'Uli Edel est efficace car elle se concentre sur des moments clés plutôt que se diluer dans de nombreuses directions.

Le seul élément qui peut gêner le spectateur est le détachement voulu par le metteur en scène. Pas de scène tragique qui fait appel au Pathos. En sortant de la salle je me suis même demandé si j'avais de l'antipathie ou de la sympathie pour cette génération perdue. On reste sur notre faim. L'enchaînement factuel voulu par Uli Edel est parfait. Par contre l'implication émotionnelle du quidam moyen laisse nettement à désirer.

Cependant l'angle d'attaque totalement assumé pendant toute la durée du film n'est absolument pas un frein à l'appréciation de cette chronique des années de plomb tant le metteur en scène a su jouer les autres atouts qu'il avait dans sa manche.

J'ai déjà signalé que le long métrage jouissait d'un réalisme saisissant. Le film s'appuie sur un récit sanguinaire criant de vérité. Seuls les actes comptent. Les phases préparatoires des attentats nous sont globalement épargnées (quelques images ici ou là sur la fabrication des bombes) car le réalisateur met en scène une violence rapide, sanguinaire. Les assassinats sont nets et rapides. Les terroristes de la Fraction Armée Rouge font vaciller les fondements de l'Etat Allemand et régner la terreur dans les allées du pouvoir.

Uli Edel n'élude aucun fait avéré, ni aucune situation. Il met en lumière le système de répression mis en oeuvre par la police et la justice ouest-allemande pour arrêter et juger les activistes des fractions. On peut légitimement penser que le long métrage a du faire grincer des dents Outre-rhin mais je pense que face à du terrorisme, il n'y a pas de bonnes ni de mauvaises réponses, il y a seulement des actes.

Et souvent j'aime bien citer cette phrase qui me plait énormément : "ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire".

"La bande à Baader" bénéficie d'un casting royal. Moritz BLeibtreu (Andreas Baader), Martina Gedeck (Ulriche Meinhof)  et Johanna Wokalek (Gundrun Ensslin) livrent de brillantes prestations. Les comédiens mettent leur professionnalisme au service d'un long métrage réussi. Ils donnent de l'épaisseur, de la densité à leurs personnages. Ils rendent compte de la profonde rage qui animait les leaders historiques de la Fraction Armée Rouge.

Le reste des membres de la bande à Baader peinent à s'imposer à notre reconnaissance. Des membres disparaissent, d'autres les remplacent et certaines demeurent des silhouettes sans nom dans le film d'Uli Edel.

Mais je ne vais pas bouder mon plaisir. J'ai adoré ce long métrage qui apporte un éclairage original sur de terribles événements. Même s'il manque d'une certaine profondeur de champ, le film d'Uli Edel a le mérite d'exposer les faits, de s'attaquer à un pan entier de l'histoire récente de l'Allemagne. Nulle oeuvre ne peut être parfaite.

Je vous conseille de le voir. "La bande à Baader" est incontestablement un long métrage réussi qui nous rappelle que l'un de nos voisins européens a faillit sombrer corps et biens sous les coups d'un terrorisme radical et déterminé il y a moins de deux décennies.



 
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Mardi 18 novembre 2008





"Calibre 9" : sortie en 2009.

Réalisateur : Jean-Christian Tassy

Résumé
: "Calibre 9" se définit comme un polar fantastique, une série B à très petit budget. Le film subventionné par le conseil Régional Midi Pyrénées et le défi jeune a été tourné en HD autour de Toulouse. Calibre 9 est produit par la Dark Factory une association qui se consacre à produire uniquement des films de genre dans la région. Le film raconte comment un jeune urbaniste corrompu par son métier, se retrouve manipulé par une arme à feu habitée par l'âme d'une prostituée assassinée.

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Mardi 18 novembre 2008


Dans l’inconscient collectif, Les Brigades Du Tigre c’était un peu Les Incorruptibles Français avec son trio de policiers, toujours le fusil à pompe ou le pistolet à la main et en voiture, comme s’ils étaient prêts à partir en drive-by sur les truands de l’époque, le début du XXème siècle. Mais c’était plus que ça.

Le livre de Michelle Roussel et Didier Liardet se propose de revenir sur la série de façon extensive sur un peu plus de 250 pages. 250 pages dans lesquelles tous les épisodes de la série sont résumés, agrémentés d’un court avis critique, parfois d’anecdotes et des filmographies des seconds rôles des dits épisodes.

C’est donc à un guide complet de la série de Claude Desailly que nous avons à faire. Les six saisons sont passées en revue, ainsi que la genèse de chaque saison, toujours mise en exergue du guide des épisodes de la saison en question. Des textes intéressants sur la production de la série mais aussi sur la production télévisuelle des années 70 en général. On peut regretter que cet aspect ne soit pas plus développé.

Hormis ce détail, le livre est très complet en ce qui concerne la série. Les amateurs seront comblés. L’ouvrage est richement illustré : il n’y a pratiquement pas une page sans photos, qui sont parfois en couleur et à chaque fois de qualité. On trouve aussi des biographies retraçant les carrières des différents intervenants, du créateur de la série, Claude Desailly, en passant par le compositeur, sans oublier Jean-claude Bouillon, l’interprète du commissaire Valentin, qui signe au passage la préface de l’ouvrage.

A noter au passage qu’un chapitre, très intéressant et comme les autres très illustré, fait des rappels historiques, succincts mais efficaces, sur les évènements et personnalités dont traite la série, le tout présenté comme un article de journal. On retrouve même en annexe une liste de tous les objets dérivés de la série sortis dans le commerce depuis 1974, des livres aux disques, des VHS jusqu’aux sorties DVD en kiosque, listant même les magazines dont la série a fait la couverture, sans oublier d’évoquer le film sorti en 2006 avec Clovis Cornillac.

C’est au final un livre très complet sur la série qui risque malheureusement de surtout s’adresser aux amateurs, plus ou moins éclairés, de la série qui seront sans doute aux anges avec toutes les informations compilées au sujet de cette série phare.

"Les Brigades du Tigre - Les Limiers des Temps Modernes" de Michelle Roussel et Didier Liardet, préface de Jean-claude Bouillon, aux Editions Yris, disponible, 23,50 euros
  (reproduction d'un article publié sur le site commeaucinema.com)

Incontestablement la série française de mon enfance. Qu'est ce que j'ai pu voir et revoir les exploits de Valentin, Terrasson et Pujol. Une épopée qui m'a fait aimer l'histoire de France, la littérature policière, les grandes enquêtes criminelles.

Mon épisode préféré restera à jamais "l'angle blanc" qui se déroule pendant l'un des premiers Tour de France.

Quel pauvre adaptation au cinéma, un film qui m'a gonflé et énervé.

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Lundi 17 novembre 2008
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Lundi 17 novembre 2008
Il y a vraiment des petits génies du montage vidéo sur terre.

Quand Pierce Brosnan rencontre Daniel Craig, nous avons le droit à deux James Bond pour le prix d'un.





Puis quand "Saw" s'immisce dans le quotidien de "High School Musical 3", c'est sanglant.


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